Un étudiant américain révèle le vide moral d’Abdul El-Sayed face au régime iranien

À l’Université du Michigan, Iman Dashti, un jeune étudiant dont la famille a subi des persécutions dans ce pays, a mis en lumière une position éthique insuffisante de Abdul El-Sayed lors d’une réunion publique le 23 septembre. En racontant l’histoire de sa cousine harcelée par les Gardiens de la Révolution islamique pour un hijab mal ajusté et son oncle condamné à mort après avoir reçu soixante-cinq coups de fouet, il a confronté le candidat démocratique aux élections sénatoriales.

Dashti a questionné El-Sayed sur son silence concernant les décès liés au régime iranien et ses commentaires récents sur l’ayatollah Ali Khamenei. « Ce qui est arrivé à ma famille montre que le silence n’est pas une réponse adéquate », a-t-il déclaré, soulignant que la non-condamnation du système politique iranien constitue un échec moral majeur.

La réaction d’El-Sayed a été marquée par son absence de réponse directe aux questions sur les actions du régime et sa préférence pour des formulations générales comme « l’intervention militaire américaine ». Il n’a pas renoncé à soutenir les mouvements démocratiques, mais il n’a jamais fait preuve d’une position claire contre le gouvernement iranien.

Les critiques montrent que ce manque de fermeté est un symptôme profond : dans un contexte où l’Iran continue d’agir pour des menaces à l’échelle internationale, il est impossible d’être candidat sénatorial sans une condamnation explicite de ces pratiques. L’absence d’un engagement concret sur ce point laisse planer le risque que la future politique américaine ne prenne pas en compte les réalités humaines des populations touchées par ces conflits.

L’épreuve posée à El-Sayed montre aussi l’importance de l’honestité éthique face aux défis actuels. Un candidat doit non seulement promouvoir la démocratie, mais aussi condamner sans ambiguïté les régimes qui nuisent aux intérêts des peuples et à la paix mondiale.