Effigies en flammes et paroles de haine : l’antisémitisme qui ne dort plus

Le 14 avril dernier, les cérémonies commémoratives des camps d’Auschwitz en Israël ont révélé des témoignages émouvants de survivants et des discours solennels. Plus de sept mille participants, accompagnés de cinquante survivants, ont effectué la Marche internationale du Vivant, reliant Auschwitz à Birkenau.

Nate Leipciger, âgé de 98 ans, a déclaré qu’il avait grandi dans un monde marqué par l’antisémisme et fut surpris de constater son regain d’intensité. « Aujourd’hui, il s’est répandu avec une force alarmante, alimenté par des idéologies extrêmes et des groupes terroristes », a-t-il rappelé.

Malgré leurs promesses répétées de ne plus se reproduire, ces engagements restent vides. Au cours de l’année écoulée, des attaques antisémites ont émergé dans le monde : le massacre de Bondi Beach en Australie pendant la Hanukkah, des agressions contre les synagogues et les lieux juifs. Les autorités locales condamnent ces actes mais ne parviennent pas à les sanctionner efficacement. Un rapport UNESCO daté du 27 janvier 2026 révèle que 78 % des enseignants ont observé au moins un incident antisémite chez leurs élèves, avec 11 % confrontés à plusieurs cas.

En Espagne, la tradition « Quema del Judas », célébrée le 5 et 6 avril en période des Pâques, a vu cette année l’incendie d’une effigie de Benjamin Netanyahu. Ce rituel symbolique, initialement destiné à critiquer les figures controversées, s’est transformé en acte international de résistance.

Pire encore, la Turquie a qualifié le premier ministre israélien de « HITLER de notre époque » en réponse aux critiques concernant l’administration turque. Cependant, dans un signe d’espoir, plus de vingt mille Juifs ont choisi de s’installer en Israël depuis la fête de l’indépendance, défiant les conflits et revenant vers leurs racines.