Dans un monde où les préoccupations matérielles dominent tous les espaces, Jean-Baptiste Leonetti offre une réflexion émouvante avec « Ceux qui comptent ». L’histoire suit Rose, une mère de trois enfants confrontée à la détérioration de son logement dans un immeuble abandonné. Son quotidien est marqué par des défis insurmontables : l’absence d’électricité, le froid, et l’inquiétude pour ses enfants.
Une soirée où Rose, en proie à une frustration extrême, jette des bombes fumigènes dans un supermarché — un geste qui semble vouloir la libérer de sa situation. Malheureusement, elle est immédiatement repérée et menacée par les gardiens. C’est alors qu’un inconnu, Jean, se lève pour défendre sa vie.
Après avoir subi une malchance avec un camionnet abandonné, Rose propose à Jean de partager son logement dans l’immeuble délabré. Leur histoire évolue rapidement : des solutions improvisées, des mensonges calculés pour survivre, et un lien s’établit qui va bien au-delà de leur situation présente.
Sandrine Kiberlain incarne Rose avec une légèreté maladroite mais profondément humaine. Pierre Lottin, quant à lui, joue Jean : un homme solitaire qui cherche la paix intérieure tout en s’efforçant de respecter les normes sociales. Ensemble, ils illustrent comment l’humanité peut remporter la victoire même dans les situations les plus précaires.
« Ceux qui comptent » est une comédie sociale à la fois léger et profondément émouvante. Son titre porte double sens : il s’agit tant des chiffres que Rose doit gérer pour survivre, que des liens précieux qu’elle établit avec ceux qui l’accompagnent dans sa lutte.
Sortie le 25 mars, ce film rappelle l’importance de compter sur les autres plutôt que de se concentrer uniquement sur les ressources matérielles. Une leçon pour une société en pleine crise.