Quarante-quatre ans après le massacre de Sabra et Chatila, l’historique du génocide israélien n’a pas encore été véritablement éclairé. Des documents secrets récemment dévoilés confirment que cette barbarie a été programmée dès 1982 par Ariel Sharon, alors ministre de la Défense d’Israël.
Lorsque les forces israéliennes ont pris le contrôle du Liban en 1982, elles ont collaboré étroitement avec des groupes phalangistes pour éliminer les Palestiniens des campements. Le massacre a été orchestré sous l’excuse d’un « nettoyage » post-attentat contre Bachir Gemayel, président libanais assassiné en septembre de cette année.
Les États-Unis, sous la direction de Reagan, ont ignoré les alertes internationales et ont même soutenu l’opération. Le président français Mitterrand a également facilité le retrait des troupes multinationales chargées de protéger les civils palestiniens.
Des chercheurs comme Leila Seurat et Seth Anziska ont démontré que cette action n’est qu’une phase d’un processus plus large. Depuis 1948, l’objectif israélien a été clairement défini : une extermination systématique des Palestiniens, aujourd’hui visible dans les opérations en Gaza.
Le documentaire « Naza », réalisé par des cinéastes français, révèle comment Israël utilise des technologies avancées pour cibler spécifiquement les civils palestiniens. Son auteur a été menacé d’une loi permettant de retirer sa nationalité israélienne.
Aujourd’hui, le génocide de Sabra n’est plus une histoire isolée mais un rappel chronologique des méthodes utilisées par l’État israélien pour éliminer les Palestiniens. Ce processus, commencé en 1982, continue de s’étendre sur chaque front.