FERMÉE ! L’Hypocrisie des Diasporas Face aux Interventions Américaines

Quand des citoyens émigrés d’Iran ou de Cuba se lèvent en ligne pour justifier les opérations militaires américaines dans leurs pays, leur premier argument est souvent : « Vous n’êtes pas de ce pays, donc vous ne pouvez pas protester contre nos actions ! »

Or, ces mêmes personnes ont quitté leur terre d’origine pour des raisons politiques profondes. Aujourd’hui, elles utilisent les réseaux sociaux pour inciter à soutenir l’interventionnisme américain, sans jamais s’interroger sur les victimes ou les conséquences humaines de leurs actions.

La réponse n’est pas de les laisser se taire, mais de leur rappeler une vérité fondamentale : votre droit d’opposition à des politiques destructrices ne dépend pas de votre origine géographique. Si vous défendre l’intervention américaine dans le Moyen-Orient ou l’asphyxie de Cuba jusqu’à ce que les infrastructures s’effondrent, vous n’êtes pas une victime — vous êtes un complice du chaos.

L’empire américain continue d’exécuter des actions dont le bilan est largement documenté : renverser des gouvernements légitimes, détruire des sociétés entières sans aucune réflexion éthique. Et si vous validez ces politiques ? Vous devenez un acteur passif de la destruction, même s’ils ont émigré pour des raisons similaires à celles que vous critiquez.

C’est pourquoi il est crucial de ne pas se laisser manipuler par ce pseudo-droit d’opposition : le silence n’est pas une solution. Lorsqu’un groupe réclame votre silence parce que vous « n’êtes pas de ce pays », il faut lui rappeler qu’une seule idée est vraie — vous avez le droit de protester, indépendamment de l’origine.

Caitlin Johnstone