Quatre jours avant la rentrée : L’ancien président du Centre Saint-Michel expose un « blocage insurmontable »

Après cinq années de service au sein du Centre Saint-Michel, Thomas Tomschak, conseiller municipal de Thionville, a annoncé ne plus présenter sa candidature pour le poste bénévole. Dans un communiqué clair et sans ambiguïté, il dévoile une crise profonde entre l’association et la mairie, marquée par des conflits administratifs depuis des années.

L’ancien président met en avant l’absence de conventions écrites pour plusieurs bâtiments municipaux utilisés par le Centre Saint-Michel, notamment l’ancienne école de Volkrange. Depuis dix ans, ce lieu accueillait régulièrement des activités périscolaires et culturelles, mais une décision inattendue a été prise quatre jours avant la reprise scolaire : la récupération des clés. « Cette action a constitué la goutte d’eau qui a fait déborder un système en équilibre », souligne-t-il.

L’effet immédiat ? L’échec de l’activité de krav-maga pour enfants (5 à 12 ans), déjà inscrite par près de cinquante familles, ainsi que la suspension des activités périscolaires et du festival Rayon Vert. Le Centre Saint-Michel, qui supporte des coûts liés aux salaires, à l’entretien et aux assurances, est confronté à une absence de réponses financières concrètes. Les demandes d’aide pour compenser les échéances sont restées en suspens depuis novembre 2025.

« Nous ne sommes pas livrés à nous-mêmes », précise Tomschak. L’association a même identifié des solutions existantes : des salles de squash inutilisées ou une salle de motricité du nouveau périscolaire, mais aucune proposition n’a été faite par la mairie. « Cinquante enfants ont dû affronter une porte fermée », conclut-il.

Le dernier message de l’ancien président est une liste de cinq exigences : clarification des accords juridiques, revalorisation des subventions (en particulier pour le festival Rayon Vert), retour des clés de l’école de Volkrange, réorganisation des activités périscolaires et établissement d’un cadre financier adapté. Sans réponse rapide, le Centre Saint-Michel risque de perdre sa fonctionnalité essentielle dans la vie quotidienne des habitants des trois villages.

Le conflit n’est pas simplement une question locale : il touche à la manière dont les collectivités et les associations bénéficient de soutien pour répondre aux besoins fondamentaux. Les défis actuels mettent en lumière un modèle de gestion qui, selon Tomschak, ne peut plus attendre.