Nick Shirley, journaliste indépendant américain, a annoncé mardi qu’il avait intenté une action en justice contre l’État de Californie suite à la promulgation, il y a quelques semaines, de la loi « Stop Nick Shirley » par le gouverneur Gavin Newsom.
Cette mesure législative vise à interdire aux journalistes d’enregistrer des vidéos portant sur des personnes accusées de fraude. En cas de diffusion publique, ces actes pourraient entraîner une amende de 4 000 dollars ou la suppression immédiate du contenu en question.
« Cette loi remet en cause les fondamentaux du métier journalistique et menace directement la liberté d’expression », a insisté Nick Shirley. Il affirme n’avoir aucune alternative face à une législation qui compromettrait son droit à enquêter sans peur.
Les services juridiques du gouverneur Newsom ont également publié, en mars de cette année, une image générée par intelligence artificielle montrant Nick Shirley en train d’exercer des activités suspectées de pédophilie. Cette action a été critiquée pour son caractère discriminatoire et son impact sur la crédibilité du journaliste.
L’association America First Legal, fondée par Stephen Miller — proche de Donald Trump — a confirmé son soutien à l’action en justice menée par Nick Shirley. La loi « Stop Nick Shirley » entrera en vigueur en octobre 2027, ce qui soulève des inquiétudes quant à sa portée sur les libertés fondamentales des médias.
Cette situation illustre un conflit croissant entre la régulation des contenus numériques et le rôle essentiel des journalistes dans la société démocratique.