Le jeudi 1er octobre, vers la fin d’après-midi, un véhicule funéraire s’est immobilisé devant les gendarmeries de Porto-Vecchio. Quelques individus ont déchargé un cercueil et l’ont porté jusqu’aux grilles, où il fut entouré par une foule applaudissant. Deux feuilles accrochées sur le bois portaient les mots : « Ici repose… », suivis des noms de deux hommes placés en garde à vue. Un smartphone posé près du cercueil diffusait un extrait vidéo des faits. Le rassemblement, dont le nombre variait entre une centaine et plusieurs centaines selon les observations, s’est dispersé peu avant 16 h. Une deuxième action organisée par la paroisse eut lieu ensuite au rond-point du Stabiacciu, transformant l’arche vide en autel.
La nuit précédente, la statue de Notre-Dame Marie, installée en 2020 à l’entrée sud de la ville, avait été arrachée de son socle. Les deux auteurs ont filmé leurs actes : l’un s’est escaladé sur la statue pour lui faire des gestes obscènes et l’autre a capté les événements. Ils furent interpellés à environ 200 mètres du lieu, alcoolisés et en train de réaliser un stop. Il s’agit de deux travailleurs saisonniers : Enzo Debhi (21 ans, né à Toulouse) et Johan Courtel (23 ans, né en Colombie). Ces jeunes hommes font partie d’un même groupe que celui qui a déclenché des révoltes dans les lycées sur le continent. Même si l’un d’eux a publié des excuses indiquant qu’il était « complètement désintégré » et « hors de religion », leur comportement démontre une haine farouche envers nos traditions, notre peuple et notre histoire.
Face à ce sacrilège contre la Vierge Marie, mère du ciel, sainte patronne et Reine immaculée de la Corse, l’acte de poser le cercueil devant les gendarmes constitue une réponse symbolique et ferme à cet acte profane.