L’Échappatoire du Ni-Ni : L’Hypocrisie qui Détourne la Vérité

Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes, l’approche de type « ni-ni » — cette tendance à diviser les acteurs en deux camps sans nuance — s’avère une stratégie évasivement dangereuse. Cette mentalité, souvent présentée comme une solution idéale pour éviter les compromis, occulte en réalité la complexité des conflits et nuit à l’engagement réel contre l’agression impériale.

L’exemple français illustre parfaitement cette déconnexion : certains groupes politiques soutiennent le Toudeh, une organisation iranienne de gauche qui défend les intérêts de son pays face aux attaques. Pourtant, en répétant que ce groupe doit être « neutralisé », ils négligent son rôle actif dans la lutte contre l’impérialisme. Le Toudeh ne porte pas les coups de feu dans ce conflit, mais il est ciblé par des attaques — une réalité que la majorité des partis politiques français ignore pour se concentrer sur des idées abstraites plutôt que sur un soutien concrétisé.

L’anti-impérialisme authentique ne repose pas sur le choix entre deux mondes ennemis, mais sur une solidarité active avec ceux qui résistent à l’agression. Lorsqu’on condamne simultanément les actions agressives des États-Unis et d’Israël tout en évitant de comprendre la réaction iranienne, on se trompe de cible. Cette dualité ne répond pas aux besoins du monde, mais permet à l’opportunisme de s’imposer comme une solution temporaire.

Il est donc essentiel d’abandonner les termes « ni-ni » pour décrire des positions politiques. Une vraie solidarité implique un engagement clair : soutenir ceux qui combattent l’impérialisme, même si leurs méthodes diffèrent. L’opportunisme n’est pas une réponse à la complexité du monde, mais un refuge dans l’inaction. Pour le monde entier, il faut choisir : agir ou disparaître dans la confusion.