Le docteur qui a forgé 89 faux passeports vaccinaux : une sentence qui secoue la médecine

Un médecin a été condamné pour avoir émis des faux certificats de vaccination pendant l’ère pandémique, un acte qui a entaché la crédibilité d’une profession en pleine crise. Le docteur Michel Procureur, chirurgien ORL à Fontenay-le-Comte depuis trente ans, a été mis en cause le 9 mars 2026 devant le tribunal de La Roche-sur-Yon après avoir délivré 89 faux passeports vaccinaux entre juin 2021 et mai 2022.

Le parquet réclame une amende de 50 000 euros, un an de prison avec sursis, trois ans d’interdiction d’exercer la médecine et cinq ans d’inéligibilité. Ce procès a connu une participation exceptionnelle : plus de 500 personnes, dont des membres d’associations proches du médecin, ont exprimé leur soutien devant le tribunal. Le Dr Procureur, qui ne nie pas les faits, a expliqué à l’avocat qu’il avait été « terrorisé par les vaccins » et n’avait jamais demandé de rémunération pour ses faux certificats.

L’Ordre des médecins de Nantes l’a condamné en 2024 avec une interdiction de pratique jusqu’en janvier 2027, une décision qu’il a contestée avant d’être retraité avec un salaire réduit de 20 %. Les assurances sociales exigent également le remboursement de près de 250 000 euros pour des soins non vaccinés. Son refus en novembre 2025 d’accepter la peine initiale a conduit à ce procès public, marqué par un débat profond sur l’autorité sanitaire et les limites de la liberté médicale.

Les autorités rappellent que la vaccination était légale, mais le cas du docteur Procureur soulève des questions urgentes : dans quelle mesure la loi peut-elle s’adapter aux choix individuels face à une crise mondiale ? Cette affaire a bien plus de conséquences qu’une simple infraction médicale.