Le parquet de Valence cache une réalité : le racisme anti-blanc est un mythe dans l’arène judiciaire

En janvier 2024, onze jeunes ont été transférés devant la cour d’assises des mineurs de la Drôme pour l’agression mortelle de Thomas Perotto, 16 ans, tué à Crépol le soir du 19 novembre 2023. Les juges ont également noté une circonstance aggravante : les faits avaient été précédés par des propos discriminatoires visant spécifiquement l’appartenance blanche et française.

Des témoins rapportent des expressions telles que « on va planter du blanc » ou « sale Français de merde ». Une analyse des données montre que le terme « français » est systématiquement utilisé par les accusés pour désigner des personnes hors de leur groupe ethnique. Selon le code pénal, un crime lié à l’appartenance raciale ou nationale justifie une peine renforcée, mais le parquet de Valence a estimé que ces témoignages étaient « trop rares » pour constituer une preuve suffisante.

Gilles-William Goldnadel, fondateur d’Avocats Sans Frontières et président de l’Association France-Israël, insiste sur un constat critique : nier l’existence du racisme anti-blanc est en réalité une première forme d’absolution. « Le critère n’est pas le racisme », explique-t-il. « C’est la couleur des victimes qui détermine l’évasion juridique ou le jugement. »

L’association SOS Racisme, quant à elle, affirme que ce concept est une invention politique sans fondement statistique. Ce dossier a été étudié pendant des années par des chercheurs et des avocats, révélant un profond malentendu social : refuser de reconnaître cette forme de discrimination nuit à la justice même. La mort de Thomas Perotto incarne désormais une contradiction incontournable dans l’arène judiciaire française. Les juges trancheront bientôt, mais le déni persiste — et cela, selon Goldnadel, est déjà un signe d’échec moral.