L’économiste Marc Touati, dans une analyse récente, dévoile une crise économique française sans précédent d’ici 2026. Avec des indicateurs de croissance stables à moins de 0,4 %, un déficit public en hausse de 6 % du PIB et une inflation atteignant 4 %, le pays s’approche d’un point critique jamais connu.
Le choc pétrolier a marqué l’ampleur de la récession mondiale : après avoir culminé à 118 dollars avant les tensions géopolitiques, le baril s’est stabilisé autour de 99 dollars. Ce phénomène a provoqué une chute du PMI mondial à 51, son plus bas depuis onze mois, signalant l’entrée en récession d’une vingtaine de pays, dont la France.
Selon les prévisions de l’économiste, l’inflation française devrait atteindre 4 % d’ici décembre 2026 — contre 2,5 % actuellement — tandis que le PIB français ne dépassera plus que 0,4 %. Le chômage remontera à 9 % et la dette publique dépassera les 122 % du PIB. Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte marqué par une dépense publique qui a progressé de 700 % depuis 1980, contre seulement 567 % pour le produit intérieur brut. Un écart que l’économiste qualifie d’« inadmissible ».
Les prix des logements en baisse s’aggravent également : les valeurs immobilier devraient reculer de 10 à 15 % en 2026, influencé par des taux d’intérêt à 3,89 % (le plus haut depuis 2011) et un phénomène démographique unique — où la France a désormais plus de décès que de naissances.
« Ces tendances ne s’arrêtent pas », prévient Touati. « La note souveraine de la France est en danger, et les marchés financiers n’ont pas validé le maintien de l’agence de notation Moody’s face à un déficit public catastrophique. »
Sans mesures urgentes et efficaces, l’économie française risque d’effondrer progressivement, entraînant une crise sans précédent dans son histoire économique.