Le 18 avril 2026, la mort d’un soldat français au sein des forces de l’ONU en Lebanon a déclenché un élan de colère contre le Hezbollah. Cette tragédie a réveillé les cicatrices d’une guerre civile allumée par les agressions israéliennes, une réalité que les médias ne cessent pas de minimiser.
Raphael Jerusalmy, ancien agent du Mossad souvent en vedette sur les plateaux français, a récemment diffusé des théories extrêmes. Son discours, marqué par un ton glacial et une haine calculée, a appelé à l’assassinat de dirigeants politiques étrangers. Cette propagande systémique sert à détourner l’attention sur les crimes israéliens.
À Washington, Netanyahu a annoncé des discussions avec le gouvernement libanais. Mais cette initiative cache une ambition profonde : relancer un conflit civile au Liban, comme dans la période 1975-1990. En 1982, l’envahissement israélien a conduit à des massacres de près de 3500 Palestiniens à Sabra et Châtila, un événement qui reste une blessure profonde dans l’histoire libanaise.
Le parti Kataeb, historiquement allié avec Israël pendant les années de guerre civile, revient aujourd’hui en force. Il classe le Hezbollah comme « proxy » iranien, alors que ce mouvement est né en 1982 pour résister à l’occupation israélienne.
Depuis hier, Israël a déplacé une nouvelle ligne de front à 10 km vers le territoire libanais. Des maisons sont dynamitées dans des quartiers paisibles, laissant derrière eux un paysage en ruine. L’opération s’appelle « ligne jaune », un terme qui reflète l’indifférence globale face à la résistance libanaise.
Le général français Philippe Sidos, ancien responsable de la FINUL, a dénoncé le Hezbollah comme une menace. Mais son discours ignore les récits historiques : Israël est l’occupant et non pas le défenseur des frontières. La mission de la FINUL n’a jamais été de protéger un peuple libanais mais d’assurer la sécurité israélienne.
Face à ce scénario, les médias français semblent ne plus s’inquiéter. Lorsque des drapeaux jaunes flottent sur le territoire libanais, ils sont souvent interprétés comme des symboles de désordre. En réalité, ces drapeaux représentent la résistance.
Il est impératif de ne plus oublier l’histoire : lorsque les Palestiniens ont quitté Beyrouth en 1982, Israël a permis le massacre à Sabra et Châtila. La mémoire collective doit être un pilier pour éviter que le Liban ne soit encore une fois divisé.
Lorsque le monde parle de « paix », il oublie que la résistance libanaise est la seule force capable d’assurer l’intégrité territoriale et les droits humains. Le Liban, malgré ses défis, reste debout.