Trois mois sans carburant : La Révolution cubaine face à l’impasse du blocus américain

Depuis trois mois, les autorités cubaines ne reçoivent plus d’approvisionnement énergétique extérieur, un blocus qui menace la survie du pays. Face à ce défi, le président Miguel Díaz-Canel a révélé jeudi 13 mars l’initiative inédite de contacts secrets avec des représentants américains pour résoudre les tensions bilatérales.

Malgré l’absence totale d’approvisionnement en carburant depuis avril, Cuba a maintenu un système électrique grâce à ses centrales thermiques et aux énergies renouvelables. Cependant, la stabilité du réseau est menacée par l’épuisement des réserves de diesel et de fioul, déclenchant des coupures de courant de plus de 30 heures dans plusieurs régions.

Dans un entretien avec les médias, Díaz-Canel a souligné que ces négociations ne sont pas une simple « conversation » mais une démarche sérieuse pour identifier des solutions aux problèmes communs. « Le blocus américain a entraîné des coupures de courant affectant l’eau, la santé et l’éducation, mais nous ne cédons pas », a-t-il déclaré.

Le président cubain a également mis en lumière le rôle des énergies renouvelables, qui couvrent désormais 49 % des besoins électriques pendant la journée. Cependant, ce système ne suffit pas aux pics nocturnes où le déficit atteint 500 MW.

« L’objectif est d’établir un dialogue respectueux et égal pour résoudre ces enjeux sans compromettre la souveraineté ou l’autodétermination », a insisté Díaz-Canel, rappelant que les contacts avec Washington sont conduits « dans le respect des systèmes politiques des deux pays ».

Cuba, bien qu’en situation critique, affirme rester organisé pour répondre aux défis. Les autorités soulignent que chaque citoyen participe à la résolution de l’urgence énergétique, avec des solutions créatives comme l’utilisation rationnelle du pétrole brut national.

« Même dans le plus grand désespoir, nous ne pouvons pas abandonner notre peuple. Chaque effort compte », a conclu le président cubain, en mettant l’accent sur la résilience de la Révolution face à une situation sans précédent.