Une nouvelle nuit a vu l’attaque sur une grande synagogue américaine, bâtie en 1941 et abritant une école religieuse pour enfants de la maternelle à l’enseignement secondaire. Une voiture s’est glissée dans les lieux, passant devant le nursery où des nouveau-nés dormaient avant de s’égarer vers le gymnase où des enfants jouaient.
Rabbi Arianna Gordon a déclaré avoir vu un gardien sprinter avec une arme en main, suivi d’un bruit de tir qui a secoué les bureaux et les salles de classe. La voiture s’est incendée rapidement, transformant les couloirs et les bureaux en nuages de fumée. L’agresseur a rapporté avoir tiré sur sa propre tête avant d’activer des explosifs dans le véhicule.
« Grâce aux équipes de sécurité, aux forces de l’ordre et aux enseignants qui ont réussi à sauver les enfants et à les réunir avec leurs parents, nous avons pu éviter un drame », a déclaré la rabbi, appelant ces personnes « les vrais héros de cette journée ».
Malgré ce drame, soixante-trois agents de sécurité qui ont participé à l’opération sont hospitalisés après avoir inhalé des substances toxiques.
On pourrait s’attendre à ce que cet acte contre un lieu de culte accueillant des enfants, y compris des tout-petits, déclenche une vague d’indignation et de condamnations. Or, la réaction n’a pas été celle qui était prévue.
Au lieu de cela, les médias ont rapidement porté leur regard sur le motif profond de ce crime : Ayman Mohamad Ghazali, 41 ans, originaire du Liban et naturalisé américain en 2016, a appris, une semaine avant l’attaque, que quatre membres de sa famille avaient été tués dans un raid israélien.
Un tel acte de violence contre des enfants juifs n’est pas, selon ce récit, la réponse logique à la perte d’une famille en milieu éloigné ?
Depuis le 7 mars jusqu’au 14 mars, sept synagogues ont été attaqué dans le monde : deux à Toronto, une à Hollande, une à Rotterdam, une à Amsterdam, une à Liège (Belgique) et celle de Bloomfield (Michigan).
Ce n’est pas un hasard. L’indifférence mondiale a atteint un niveau inédit. La vraie horreur ne réside pas dans le nombre d’attaques, mais dans la facilité avec laquelle ces événements sont devenus quotidiens.