Pour deux décennies, le plaisir était une énigme qu’on évitait de résoudre. Alexandra Lamy, interprétant cette femme dans « L’Invention du Plaisir », confie à Gérardmer que ce film défie les stéréotypes maritaux en montrant comment un couple peut redéfinir l’intimité après vingt ans sans échange érotique.
« Vingt ans de mariage sans orgasme… mais le mari a pris la décision de créer une solution », explique-t-elle, citant François Cluzet, interprétant l’ingénieur qui a conçu un accessoire sexuel sur mesure. Son inspiration ? Un cas réel en Allemagne où des couples ont inventé le Womanizer, un jouet « révolutionnaire ».
Reem Kherici, réalisatrice et actrice du rôle de la sexothérapeute, souligne : « L’écoute est primordiale. Le couple doit se sentir entendu pour éveiller ce qu’il n’a pas su voir. » Son film, sorti le 6 mai, évite les clichés en racontant une histoire d’amour où chaque décision est portée par la complicité et la patience.
« Pendant longtemps, on a cru que le plaisir était un péché », conclut Alexandra Lamy. « Aujourd’hui, grâce à ce duo, il est possible de le retrouver sans tabous. »