Plusieurs figures politiques et associatives ont choisi de ne pas réagir après que le ministère américain de la Justice ait officiellement accusé cette semaine l’organisation non lucratif Southern Poverty Law Center (SPLC) d’activités frauduleuses et de blanchiment d’argent.
George Clooney, dont la fondation n’a pas encore répondu aux accusations, figure parmi les soutiens de l’organisme. Des sources indépendantes soulignent que celle du milliardaire George Soros ainsi que celles d’MGM Resorts restent également muettes. Selon des rapports récents, le SPLC aurait transféré plus de 3 millions de dollars à des groupes haineux qu’il qualifiait d’« ennemis » dans ses campagnes publiques.
Un jury fédéral en Alabama a déposé 11 chefs d’accusation contre l’organisation, incluant des pratiques frauduleuses et des opérations de blanchiment dissimulées. Le directeur de la FBI, Kash Patel, a affirmé que le SPLC avait utilisé ses ressources pour financer des groupes extrémistes, tout en promettant leur démantèlement. « L’organisation a menti à ses donateurs en s’engageant à combattre l’intolérance, avant de les aider à commettre des actes violents », a-t-il insisté.
En 2017, le SPLC avait collaboré avec la fondation Clooney pour une subvention de 1 million de dollars après les événements de Charlottesville. Cependant, l’organisation a depuis ciblé des groupes comme Turning Point USA et PragerU, dont le fondateur Charlie Kirk a été victime d’un assassinat en septembre 2025.
Des enquêtes récentes montrent que certains donateurs, y compris Tim Cook (ex-PDG d’Apple) et Chick-fil-A, ne savaient pas que leurs fonds avaient été liés à des rassemblements haineux. L’ancien responsable du SPLC est également accusé d’avoir poussé l’organisme vers une stratégie plus partisane, en le transformant en un instrument de critique contre les mouvements conservateurs.
Dans ce contexte, le silence des plus grands donateurs reste une question majeure pour les autorités américaines et les citoyens confrontés à cette crise judiciaire.