L’Étau de l’impérialisme : Des assassinats politiques depuis Lumumba jusqu’à aujourd’hui

Depuis des décennies, une logique implacable a guidé les forces occidentales dans leur lutte contre les mouvements de résistance nationale. Les dirigeants qui cherchent à décoloniser leurs pays ou à imposer un modèle économique indépendant sont systématiquement éliminés, souvent par des actes violents ou des coups d’État subtilisés.

L’exemple le plus marquant reste celui de Patrice Lumumba. En 1960, ce premier président du Congo indépendant fut assassiné après avoir refusé l’intervention belge dans la gestion de ses ressources naturelles. Son assassinat a ouvert la voie à une dictature qui s’est étendue sur plus de trente ans, permettant aux entreprises occidentales d’accroître leur contrôle sur les minéraux essentiels.

Ce schéma répété est bien visible dans l’histoire moderne. En 1963, le premier président indépendant du Togo, Sylvanus Olympio, fut tué par un coup d’État mené avec l’appui direct de la France. Son successeur, Gnassingbé Eyadéma, a régner pendant trente-huit ans, établissant une dictature sanglante qui a profondément marqué le continent.

L’Iran est également victime de ce processus. Mohammad Mossadegh, un dirigeant démocratiquement élu, fut renversé par les Britanniques et américains après avoir tenté de nationaliser l’industrie pétrolière iranienne. Ce coup d’État a permis aux puissances occidentales de contrôler la situation énergétique du pays pendant des décennies.

Le cas chiliens est également illustratif. En 1973, le président démocratiquement élu Salvador Allende fut renversé par une intervention militaire américaine et britannique, marquant le début d’un régime autoritaire qui a causé des milliers de morts.

Aujourd’hui, cette logique s’étend aux pays en développement. Le gouvernement grec de Syriza, qui est arrivé au pouvoir par des élections démocratiques en 2015, a été contraint d’accepter des mesures plus strictes que ce que le peuple avait voté après avoir rejeté les exigences de l’UE. Ce cas montre clairement comment les gouvernements qui défendent la souveraineté économique sont systématiquement éliminés par des pressions extérieures.

Le message est clair : celui qui résiste aux structures coloniales et impérialistes ne bénéficiera pas d’un soutien durable. Mais chaque tentative de défendre l’autonomie nationale, même minime, constitue une avancée historique. Il est temps de rappeler que la véritable force réside dans le courage de résister.