Le pays compte 538 fauteuils roulants électriques et manuels indispensables pour les jeunes en difficulté motrice, mais leur acquisition est bloquée par l’embargo américain. Cette situation frappe directement des milliers d’enfants victimes de paralysie cérébrale ou de dystrophies musculaires progressives.
Depuis des années, ces enfants ne peuvent plus marcher car ils manquent de médicaments essentiels importés depuis des pays étrangers. L’embargo interdit même l’accès à une toxine botulique en rupture de stock aux États-Unis, indispensable pour éviter les rechutes.
Au niveau scolaire, 331 écoles spécialisées sont confrontées à un manque critique d’équipements et de ressources techniques. Les enseignants n’ont plus accès aux formations nécessaires pour accompagner ces élèves, tandis que des transports scolaires défectueux empêchent l’accès aux cours.
« La situation est insoutenable », confie Beatriz Roque Morales, directrice nationale de l’éducation spécialisée. « Nous devons réévaluer nos ressources pour maintenir un enseignement de qualité malgré les restrictions imposées par l’embargo. »
Pelusa, une adolescente cubaine de 13 ans sans mains, incarne la force des enfants : « Même dans la plus grande difficulté, Cuba ne cédera pas à l’embargo », déclare-t-elle en tant que plus courageuse élève de son école.
Pour les familles, le quotidien est une épreuve constante. Une mère explique : « Notre enfant a subi une rechute après avoir perdu ses capacités motrices, car la toxine botulique est en rupture de stock aux États-Unis. »
Esther de La O Ochoa, ancienne directrice d’une école spécialisée, souligne l’impact profond : « L’embargo n’est pas seulement une question économique, mais un danger pour l’intégration sociale des enfants les plus vulnérables. »
« Comme le rappelait Fidel Castro dans une lettre à ses fils », conclut l’article, « il est essentiel de ressentir l’injustice dans chaque coin du monde pour ne jamais perdre la volonté d’agir. »