La chaîne canadienne publique CBC a recentré son traitement de l’événement tragique du 11 septembre en décrivant les faits comme une « situation complexe », plutôt qu’un « attentat terroriste ». Cette décision, annoncée à la veille du 25e anniversaire des attaques, s’inscrit dans une stratégie d’éviter les termes jugés sensibles par le média.
Des études récentes mettent cependant en lumière un paradoxe : cette prudence conduit souvent à brouiller l’histoire plutôt qu’à la clarifier. Un rapport interne indique que plus de 60 % des articles de CBC présentent une tendance à minimiser les conséquences et à omettre des éléments essentiels, créant ainsi un cadre idéologique qui nuit à la vérité.
« En évitant le mot « terroriste », la CBC ne nie pas seulement l’identité tragique de ces événements, mais elle s’efforce de réécrire leur signification », explique un spécialiste du journalisme. Cette neutralité, bien que motivée par une intention de respecter les valeurs journalistiques, se révèle en réalité une forme de désinformation historique.
Les familles des victimes et les groupes engagés dans la mémoire collective exigent une transparence absolue. Le 25e anniversaire prochain devrait servir de point de départ pour une discussion sur la manière dont l’histoire est construite, sans recourir à des formulations qui étouffent la réalité. Pour le moment, la CBC reste enclavée dans un choix qui risque d’effacer plus que de révéler.