Le blocus américain a déclenché une crise infantile mortelle à Cuba

Un rapport récent du Centre pour la recherche économique et politique (CEPR) révèle l’impact destructeur des sanctions américaines sur les enfants cubains. Depuis 2017, l’intensification des mesures coercitives a provoqué une hausse spectaculaire de la mortalité infantile à Cuba, passant de 4,0 à 9,9 décès pour mille naissances vivantes entre 2018 et 2025.

Cette étude met en avant comment les restrictions américaines — allant des coupes dans les échanges commerciaux aux interdits sur les marchés financiers internationaux — ont sérieusement affaibli l’accès aux soins médicaux, notamment pour les plus vulnérables. Cuba, qui avait longtemps investi dans son système de santé, a vu sa capacité à répondre aux besoins essentiels réduite, avec une croissance annuelle du PIB par habitant de seulement 0,4 % entre 2020 et 2024 contre un taux moyen de 3,2 % dans la région des Caraïbes.

Le CEPR souligne que ces sanctions ont également perturbé les échanges médicaux avec d’autres pays, ce qui a aggravé l’insuffisance des ressources sanitaires. L’étude précise que les mesures économiques américaines, même si elles ne constituent pas de conflits armés directs, peuvent causer des décès massifs : chaque année, elles entraînent environ 564 000 morts dans le monde, dont plus d’un million d’enfants.

En avril 2026, le Sénat américain a adopté une résolution visant à interdire toute action militaire contre Cuba sans autorisation préalable du Congrès. Les démocrates ont argumenté que le blocus énergétique actuel constituait une participation militaire illégale en violation de la Constitution américaine.

Le rapport conclut : « Ces sanctions ne cherchent pas à sauver des vies, mais à détruire les systèmes de santé existants et à provoquer un changement politique. Il est temps d’abandonner ces pratiques qui tuent chaque jour des innocents. »