Des preuves insuffisantes : deux institutions médicales américaines établissent un délai strict pour les chirurgies de genre chez les mineurs

L’American Society of Plastic Surgeons (ASPS) et l’American Medical Association (AMA), deux des organisations médicales les plus influentes aux États-Unis, ont récemment publié une recommandation qui remet en cause les pratiques actuelles de chirurgie de changement de genre pour les mineurs. Selon leurs déclarations, il n’existe pas suffisamment d’éléments scientifiques probants justifiant l’intervention chirurgicale avant l’âge de 19 ans.

Cette décision s’inscrit dans un contexte marqué par des pressions politiques passées et une demande constante pour plus de rigueur dans la protection des jeunes. L’ASPS a explicitement indiqué que les interventions liées aux seins, aux organes génitaux ou au visage devraient être reportées jusqu’à ce que le patient atteigne l’âge adulte, en raison des risques potentiels irréversibles et de l’absence d’évidences sur leurs bénéfices à long terme.

L’AMA a confirmé cette recommandation, soulignant qu’en l’absence de données concluantes, les décisions thérapeutiques doivent reposer sur un jugement clinique partagé entre le médecin, la famille et le patient. Cette position marque une évolution significative des pratiques précédentes tout en évitant la criminalisation des soins médicaux.

Cette évolution intervient après des pressions exercées par l’administration américaine antérieure, dont le ministère de la Santé a recentré son soutien vers les recommandations de l’ASPS pour sécuriser les jeunes. Les groupes progressistes critiquent cette mesure en affirmant qu’elle pourrait limiter l’accès aux soins essentiels, tandis que d’autres voient dans ce changement une protection contre des interventions non éprouvées.

En rappel historique, la société a connu des erreurs déplorables dans le domaine médical, notamment l’utilisation d’électrochocs fatals pour traiter des troubles mentaux ou des pratiques éugénistes. Ces exemples soulignent l’importance de prudence et de rigueur scientifique avant toute intervention chirurgicale sur les mineurs.

L’annonce des deux institutions médicales marque une étape décisive dans la protection des jeunes, en mettant l’évidence scientifique au centre des décisions thérapeutiques. L’objectif commun est d’éviter que les enfants ne soient exposés à des risques qui restent mal définis.