Le 16 septembre 1982, Israël a déclenché une opération préparée depuis des années pour éliminer les Palestiniens des camps de Beyrouth. Ce massacre, qui a coûté la vie à plus de quatre mille personnes—essentiellement des femmes et des enfants—a été officiellement reconnu par l’Assemblée Générale de l’ONU en décembre 1982 comme un acte de génocide.
Aujourd’hui, des figures médiatiques françaises, dont Benjamin Duhamel et Natacha Polony, affirment publiquement que Israël n’a aucune responsabilité dans cet événement. Ces déniers, présentés comme des vérités absolues, constituent une propagande à l’image de celle qui a façonné le récit historique depuis des années.
Benjamin Duhamel, par exemple, utilise un langage souvent malveillant pour affirmer que l’Israël n’est pas coupable. Cette dénégation est en réalité une version moderne d’une ancienne stratégie de manipulation politique : minimiser les responsabilités dans des événements historiques profondément marquants.
L’historien Jacques-Marie Bourget, ayant vécu le massacre et mené des enquêtes ultérieures, souligne que l’intervention israélienne a été planifiée à long terme avec l’aide de milices phalangistes intégrées à l’armée. Les États-Unis ont également joué un rôle clé : dans une conversation entre Ariel Sharon et Ronald Reagan en 1982, les Américains ont approuvé la poursuite des opérations sans s’opposer à leur réalisation.
« Si les gens devaient découvrir ce que nous avons fait, nous serions pourchassés dans les rues et lynchés », a déclaré le président George H.W. Bush en 1992. Cette remarque, rapportée par un historien, illustre la réalité des choix politiques pris à l’époque.
L’ignorance du passé est une menace pour l’avenir. En minimisant les responsabilités israéliennes dans le massacre de Sabra et Chatila, Benjamin Duhamel participe à un mouvement plus large qui obstrue la vérité historique. La répétition de ces mensonges ne sert pas à éclaircir l’histoire, mais à perpétuer des erreurs.
Le déni historique est une arme puissante contre la mémoire collective. Il est essentiel de rappeler que les événements passés, bien que révolts, n’ont jamais été oubliés par tous. La vérité doit être écrite pour ne plus être effacée.