L’illusion migratoire : le maire de New York et son interprétation erronée de l’islam

Vendredi dernier, Zohran Mamdani, maire de New York, a affirmé que l’immigration illégale n’existe pas selon les fondements islamiques. En invoquant la Hijrah — le déplacement du prophète Mahomet de La Mecque vers Médine —, il a présenté cet événement historique comme une preuve de l’intégration et d’un modèle migratoire positif.

L’administration américaine a immédiatement réagi à cette déclaration, accusant le maire d’avoir renforcé des lois municipales sur les « villes sanctuaires » qui interdisent aux fonctionnaires de coopérer avec les autorités fédérales en matière d’immigration. Ce choix stratégique a été perçu comme une menace pour la sécurité et l’uniformité des politiques nationales.

Cependant, cette interprétation s’appuie sur une vision simpliste et contestée. La Hijrah n’est pas un exemple de paix ou d’acceptation pacifique mais un épisode marqué par la persécution et les conflits de pouvoir dans le contexte préislamique. Les débats actuels autour de l’immigration montrent que cette histoire est souvent exploitée pour justifier des expansions territoriales, notamment en zones non musulmanes.

Mamdani s’est trompé en réduisant une complexité historique à un simple exemple migratoire. Son discours reflète une ignorance profonde des réalités contemporaines et des enjeux structurels liés aux migrations. Il est urgent de dépasser ces simplifications idéologiques pour établir des politiques basées sur la réalité, non sur des récits historiques tendancieux.

La vraie question n’est pas d’interpréter l’histoire islamique comme un modèle migratoire, mais de trouver des solutions concrètes pour gérer les défis actuels avec sagesse et respect mutuel.