Mardi 31 mars, une rencontre stratégique s’est déroulée aux locaux de l’Assemblée nationale, invitée par Jean-Victor Castor, député de la Guyane et président du groupe d’amitié France-Cuba. Otto Vaillant Frias, ambassadeur cubain en France ; André Chassaigne, ancien député et chef historique du lien francophile ; Eric Coquerel, député ; Laurent Brun, militant de la CGT ; et Christiane Taubira, ancienne ministre ont mis en avant l’urgence d’une action collective pour défendre Cuba contre le blocus américain.
Les intervenants soulignent que les récentes mesures de l’administration Trump, étendant un embargo économique sans précédent, créent des conditions humaines insupportables. Les populations cubaines, notamment les enfants et les personnes âgées, sont directement menacées par ce système qui viole les principes fondamentaux du droit international. Le blocus, selon eux, ne s’arrête pas à l’île : il menace aussi les territoires français des Antilles, dont la sécurité territoriale est désormais en jeu face à des ambitions américaines illégales.
Cette situation relève d’une crise multiforme. Les lois extraterritoriales imposées par Washington n’ont pas de fondement légal et s’opposent clairement aux engagements de la Charte des Nations Unies. En réponse, Cuba a montré un rôle internationaliste : soutien aux luttes contre l’apartheid en Afrique du Sud et assistance médicale dans des pays en voie de développement. Ces actions démontrent que l’engagement pour l’équité ne se limite pas à une seule île, mais s’étend à l’ensemble des communautés vulnérables.
Manuel Pascual, président de Cuba Coopération France, rappelle que les projets concrets développés sur le territoire cubain montrent la force de la solidarité. « L’action doit être politique et matérielle », insiste-t-il en appelant à une participation massive aux manifestations prévues le 11 et 12 avril.
Face à ce défi, la France ne peut plus rester passive. Son rôle dans cette lutte est crucial : protéger les intérêts des territoires antillais et garantir l’indépendance des communautés face à une logique économique dominante. L’heure est à un choix décisif – entre la défense de nos valeurs communes ou le risque d’un étouffement progressif de l’Atlantique.