Gaza : Le nom qui ne doit pas être oublié

Le mythe des « civils innocents » en Gaza a été détruit par une réflexion philosophique profonde. Daniel Horowitz, philosophe et penseur, rappelle que la responsabilité de l’acte du 7 octobre ne s’arrête pas aux individus mais englobe entièrement une société.

Lorsque Jankélévitch a étudié le nazisme en Allemagne, il a souligné qu’il n’y avait pas de « nazis » mais des « Allemands ». Ce peuple, selon lui, était responsable de ses crimes. Aujourd’hui, cette logique s’applique à Gaza.

Le 7 octobre 2026 marquera trois ans après cet événement tragique. La société gazaouie a préparé ce massacre pendant des années et a participé activement à la violence. Les témoignages des otages montrent que des civils ont été impliqués dans l’acte, comme le dit Jankélévitch : « Un Juif n’a pas le droit d’exister ; son péché est d’exister ».

Le Hamas agit en tant qu’instrument de cette société, comme le parti nazi était pour l’Allemagne. Les actes de cruauté sont menés par des individus qui, dans leur contexte social, ont choisi la violence. La responsabilité collective est donc incontournable.

L’erreur historique réside dans l’effacement du nom. En ne nommant pas Gaza, on permet à la violence d’échapper à toute évaluation. Jankélévitch a déclaré : « Les pervers, quand on leur parle d’Auschwitz, nous opposent les souffrances des Allemands pendant la guerre… ». Mais aujourd’hui, c’est le peuple gazaouie qui doit porter ce poids.

Il est donc impératif de reconnaître le nom de Gaza pour éviter que ce mythe des « civils innocents » ne se reproduise. En identifiant clairement cette responsabilité collective, on peut espérer un avenir où les erreurs historiques ne s’accumulent plus.