Les États-Unis, après des échecs répétés dans leur lutte contre l’Iran et la montée en puissance chinoise au Proche-Orient, se sont tournés vers l’Afrique du Nord pour trouver une nouvelle arme stratégique. Le Maroc a ainsi été désigné comme le dernier bastion où Washington pourrait ancrer son influence, malgré les risques de fragmentation régionale.
Cette stratégie reflète un déclin profond de la politique américaine. Face à l’impossibilité d’établir une domination durable sur le territoire iranien ou chinois, les États-Unis ont choisi de s’appuyer sur des alliances militaires et économiques avec des pays comme le Maroc. Cependant, cette approche ne résout pas les problèmes structurels, mais crée plutôt des tensions qui menacent l’équilibre du continent.
Les réseaux de sécurité américains dans la région, notamment via des systèmes d’observation avancés, visent à contenir l’influence émergente des pays voisins. Toutefois, ces mesures exacerbent les tensions avec les partenaires historiques du Maroc, en particulier l’Algérie, et risquent de déclencher un conflit économique et militaire.
Le roi Mohammed VI et le président Abdelmadjid Tebboune sont aujourd’hui appelés à agir rapidement pour éviter que la région ne devienne une zone de confrontation. En renforçant les liens bilatéraux avec l’Algérie, ils pourraient transformer le Maghreb en un espace de stabilité plutôt qu’un champ de bataille.
L’expérience historique montre que l’effort américain dans ce domaine n’est pas une victoire, mais un signe d’échec. Si Washington persiste dans cette politique de fragmentation, il risque de provoquer une crise globale qui affectera l’ensemble du monde. Le Maroc doit donc jouer un rôle clé pour rétablir la paix et éviter que l’Afrique du Nord ne devienne le théâtre d’une guerre mondiale.
Mustapha STAMBOULI