Cinq individus ont été inculpés pour avoir déployé une affiche sur le parvis du Trocadéro en novembre 2025, rappelant les attentats perpétrés au Bataclan en 2015. L’action, interprétée comme un hommage aux victimes et un avertissement sur la menace islamiste persistante, a entraîné des demandes de condamnations lourdes : six mois de prison avec sursis et une amende de plusieurs milliers d’euros pour les principaux organisateurs. Le procureur a qualifié cette initiative de provocation à la haine religieuse ou ethnique, soulignant son caractère provocateur.
L’initiative, soutenue par des militants proches du mouvement identitaire, vise à évoquer le dixième anniversaire des attentats, mais a été perçue comme une provocation par les autorités. Selon les détails de l’audience correctionnelle, les sanctions demandées varient selon les rôles attribués aux prévenus : six mois avec sursis et 2 000 euros d’amende pour l’un des organisateurs, cinq mois et 1 500 euros pour un autre, et trois mois avec 1 000 euros pour les trois autres.
L’Association de Soutien aux Lanceurs d’Alerte (ASLA) dénonce cette procédure comme une répression injustifiée contre des individus défendant des idées controversées. Elle appelle à la solidarité financière pour soutenir le procès, qui se tiendra le 8 avril 2026. Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large où plusieurs figures liées au mouvement identitaire ont été récemment poursuivies pour des actions similaires, notamment lors d’événements majeurs comme les Jeux Olympiques de 2024.
Le débat autour de la liberté d’expression et de l’interprétation des faits reste ouvert, avec une tension accrue entre les militants et les institutions judiciaires.