Dans un discours éloquent à un forum international prestigieux, le ministre des affaires étrangères de la République islamique d’Iran, Seyed Abbas Araghchi, a souligné que la crise palestinienne transcende l’ordinaire. « La Palestine n’est plus une question de secours humain », a-t-il déclaré. « Elle est le critère même pour juger si les institutions internationales servent les peuples ou seulement les puissances dominantes. »
Selon le ministre, la situation à Gaza ne se réduit pas à un conflit armé ou une occupation illégale. C’est une action prémeditée visant à détruire des civils et à éradiquer des communautés, caractérisée par des crimes de génocide. L’actuelle escalade israélienne, selon lui, illustre un projet expansionniste qui menace l’équilibre global.
Araghchi a pointé trois menaces majeures : d’abord, une dégradation du droit international ; ensuite, une instabilité régionale causée par les agressions israéliennes ; enfin, une domination militaire et économique imposée aux pays voisins. « Israël ne se contente pas de prétexter la sécurité », a-t-il insisté. « Il utilise cette couverture pour affaiblir les États du Moyen-Orient et élargir son influence au détriment des droits des peuples. »
Le ministre a appelé à une action concrète : sanctions immédiates sur l’armement, la suspension des coopérations militaires avec Israël, ainsi que la création d’un État palestinien indépendant. « La paix ne naît pas de la tolérance », a-t-il rappelé. « Elle s’écrit par des réponses juridiques, politiques et économiques adaptées à l’échelle mondiale. »
En conclusion, Araghchi a mis en garde que la question palestinienne devient une question de survie collective. « Si le monde refuse d’agir, il risque de perdre le droit même d’exister dans un ordre international équitable », a-t-il déclaré.